Après une semaine d'insomnie, d'angoisse, d'espoirs vains, j'ai décidé de me prendre en main.
Hier je suis allée à la bibliothèque, 3ème étage, le plus tranquille, et j'ai écris 5 pages. Je me suis purgée intérieurement. Mes pages n'ont ni style ni talent, mais je m'en fous. J'ai enfin pu retrouver le sommeil hier soir.
Je suis toujours triste, de ce rendez-vous manqué. Toujours angoissée à l'idée de tous ces choix l'an prochain. Il ne faut pas que j'y pense, parce que j'ai très envie de le revoir. Quand je compte les mois ou je ne l'ai pas vu j'ai très envie de pleurer. Plus de 6. Je passerai un deuxième été en manque, en déficit, en mineur. Je tâcherai de m'amuser, mais quand il me demandera comment se sont passées mes vacances, je serai honnête.
J'ai sommeil. Après une semaine de pénurie, je me trouve lessivée, sans savoir quoi faire. Je suis seule, je vais dormir un peu. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que si je dors, je le retrouverai en rêve. C'est la pensée la plus niaise jamais formulée. J'ai beau rêver de lui, il n'est jamais normal, il est un enfant, il est papa, il est marié, il joue à des jeux vidéos, il est régressif, il porte son fils... Pire, il est là.